Discographie

Antoine et Jean-Baptiste FORQUERAY… Ou les tourments de l’âme.
Parution Harmonia Mundi Janvier 2018.

Michèle Dévérité, clavecin
Kaori Uemura, viole de gambe
Ryo Terakado, violon
Ricardo Rodriguez, viole de gambe (continuo)
Robert Kohnen, clavecin
Nicolas Lormeau de la Comédie Française raconte les FORQUERAY.

La personnalité généreuse et profonde de Michèle Dévérité ne néglige aucune facette de ce répertoire passionnant, et la viole de Kaori Uemura excelle dans l’intime autant que le flamboyant .
Michèle Dévérité utilise trois clavecins (deux français et un allemand) dont la beauté et la qualité de l’harmonisation sont exceptionnelles.

Des tempos inhabituels (La Régente, La Du Breüil) profitent à l’art du chant autant qu’à la dimension orchestrale de l’écriture. Les indications d’interprétation parfois scrupuleuses (dues probablement à l’épouse claveciniste de Jean-Baptiste) ont inspiré un travail subtil; décalages et rubato (présents dans la graphie) sont totalement intégrés à l’expression. Cette osmose entre la pensée du compositeur et l’interprète se trouve prolongée dans les transcriptions pour deux clavecins des pièces à trois violes – somptueuses et d’une suprême élégance.

Du côté des nombreux hommages, les rares sonates pour violon de Clément se distinguent par une écriture visionnaire, et les riches harmonies des pièces contemporaines de Bondue et Braye-Weppe font vibrer le bel instrument d’inspiration allemande.

Diapason Février 2018

Arcangello CORELLI
Jean-Pierre NICOLAS, flûtes à bec 

Michèle DÉVÉRITÉ (clavecin ou orgue)
Bruno COCSET (violoncelle, basse de violon ou violoncelle piccolo)
Yasunori IMAMURA (théorbe ou guitare baroque)

Magnifique !
Et d’abord pour la formidable écoute des musiciens, pour leur plaisir de jouer simplement, sans maniérismes inutiles. Variée, d’une cohérence admirable, la basse continue stimule Jean-Pierre Nicolas, qui en profite alors pour nous réjouir par son chant et son lyrisme : la version mythique de Brüggen (Seon) prend quelques rides à la comparaison.
Le flûtiste fait preuve d’une grande souplesse et d’une belle diversité dans les accents, la rigueur devenant ici la condition première de la liberté.
On ne manquera pas d’applaudir la perfection instrumentale de chaque protagoniste, ces timbres chaleureux, d’une grande transparence.
Les interprètes se sont attachés à rendre audible l’architecture des sonates sans négliger les sentiments qui s’en dégagent, mélancolie (Sonate VIII), ou joie (Sonate IX), sérénité (Sonate X), ou passion (Sonate XI).
(…) le savoir-faire de Jean-Pierre Nicolas rend presque invisibles les limites de son instrument…
Diapason (5 diapasons) janvier 2016

Georg Friedrich HAENDEL – Sonates pour flûte à bec

par l’Ensemble Fitzwilliam

« … La souplesse de Jean-Pierre Nicolas, sa musicalité fine et sans afféterie, ses phrases longues, son élocution spirituelle, sa constante disponibilité face à un texte qui nous entraîne, ici à l’église, là au théâtre, tantôt à la campagne et tantôt à la ville, ne connaissent, dans mon souvenir, nulles rivales.
La Sonate HWV 360 s’achève sur un vrai presto, ni contenu ni bousculé;
le Larghetto de la Sonate HWV 365 devient leçon de chant (et de dialogue avec le plus volubile des théorbes). La basse continue, variée dans ses combinaisons, ses intentions et ses couleurs, multiplie nos plaisirs par trois ».
Diapason : mars 2003

« … . La flûte de Jean-Pierre Nicolas se voit entourée d’une basse continue luxueuse, confectionnée par le théorbe de Pascal Monteilhet, le violoncelle ou la basse de violon de Bruno Cocset, le clavecin ou l’orgue positif de Michèle Dévérité.
On admire d’ailleurs le soin avec lequel ils interviennent …
…Jean-Pierre Nicolas fait montre d’un jeu alerte et précis, riche en couleur et en nuances.
Originale et superbement réalisée, cette version occupe désormais une des toutes premières places de la discographie »
Le Monde de la Musique : mars 2003

« …Jean-Pierre NICOLAS a su se renouveler et s’adjoindre la sensibilité sans tache de la claveciniste Michèle Dévérité. Accompagnés de Bruno COCSET au violoncelle et de Pascal MONTEILHET au théorbe, ils font feu de tout bois, usant de tempos très vifs ou, à l’inverse, d’un legato parfaitement italien dans les mouvements élégiaques .
Comme pour faire écho à l’aisance confondante de NICOLAS, le continuo varie les plaisirs, usant tantôt d’un clavecin, tantôt d’un orgue et en privilégiant le théorbe pour les mouvements lents. Nul ennui ici, mais un plaisir communicatif qui ne s’épuise jamais. Vous ressortirez de cette écoute, comme ragaillardi et enjoué, touché jusqu’au profond de l’âme. Mais n’est-ce pas le but de tout enregistrement réussi ? »
Classica avril 2003
Ce disque fait partie des 5 disques « RECOMMANDÉS DU MOIS » par Classica

Georg Philipp TELEMANN
Solo, Trio, Concerto par l’Ensemble Fitzwilliam

(Astrée E 8561)

« Le style galant se retrouve dans ses solos, trios et autres concertos. On ne s’en plaindra pas, tant l’écoute de ces oeuvres ici brillamment interprétées, demeure plaisante »
Libération, 6 Juillet 96

« La interprétation es extraordinaria » (…) « Los difficiles momentos de virtuosimo son resultos con la capacidad de los instrumentistas » (…)
CD Compact, Octobre 96

Marin MARAIS – Pièces en trio

par l’Ensemble Fitzwilliam
(Astrée E 4638)

 » Deux parties de flûte à bec merveilleusement tenues par deux des solistes les plus inspirés du moment, Jean-Pierre NICOLAS et Pierre HAMON (…). Une approche toute de grâce, de raffinement et d’intimité, d’une grande souplesse dynamique. »
Diapason, Février 92

« Une interprétation riche, vivante et colorée »
Le Nouvel Observateur, Septembre 92

« La couleur est d’une exquise volupté (…), le mélange avec le clavecin, le théorbe et la basse de violon est du meilleur goût (tout cela sonne un peu comme un vaste instrument dont tous les timbres sont parfaitement homogènes) (…). La qualité instrumentale est du plus haut niveau. On notera en outre la fort belle réalisation du continuo par Michèle DEVERITE et Pascal MONTEILHET.
La basse de violon de Bruno COCSET ondule avec grâce sous les accords radieux des cordes pincées. Mais bien sûr, Jean-Pierre NICOLAS et Pierre HAMON nous comblent par la séduction et la chaleur de leur jeu concertant. Un disque superbe et un compositeur de premier plan que plus personne ne doit ignorer. »
Répertoire, Février 92

Girolamo FRESCOBALDI – Canzoni e Partite

par l’Ensemble Fitzwilliam

 » L’Ensemble FITZWILLIAM est particulièrement à l’aise dans ce répertoire. »
« On appréciera la prestation de Michèle DEVERITE au clavecin où elle démontre avec finesse son sens de l’ornementation et ses capacités de dynamisme. » « J-P NICOLAS et P HAMON , languissants ou primesautiers là où il faut, maîtrisent la rhétorique des affects que distille ce répertoire »
Répertoire, Mars 94

« Bruno COCSET au violoncelle (…), virtuosité et intelligence d’un jeu qui n’hésite pas à accentuer les effets dramatiques. » « Les prestations des instrumentistes impressionnantes de virtuosité. » « Infaillibilité technique et admirable homogénéité de timbre. »
Diapason, Mars 94

Andrea FALCONIERI – Fantaisies, Danses, Villanelle, Arie

par l’Ensemble Fitzwilliam
(Astrée E 8551)

« L’Ensemble FITZWILLIAM séduit immédiatement par son approche enjouée et virtuose, d’une chaleur communicative (…) « Chaque partie vibre et se distingue par les mouvements d’humeur les mieux venus »
Le Monde de la Musique, Février 96

« Les danses et les fantaisies sont exécutées avec brio, animées d’une belle vigueur rythmique et parées de chatoyantes couleurs instrumentales habilement agencées »
Diapason, Juillet 95

Tarquinio MERULA – Canzoni, Motteti, Sonate

par l’Ensemble Fitzwilliam
(Astrée E 4641) 1993

« Les toccate (…) que joue avec toute la vigueur et la théâtralité souhaitables, l’excellente Michèle DÉVÉRITE (…). Philippe CANTOR et Josep CABRE, nous livrent une interprétation fervente et inspirée des motets (…).
Les canzone follement virtuoses où les deux flûtistes et Bruno COCSET au violoncelle rivalisent de volubilité, d’esprit et de pertinence, dans la plus parfaite entente de surcroît. (On ne peut donc que conseiller chaleureusement cet enregistrement passionnant). »
Diapason, Fév. 90

« On est ébloui par la dextérité des deux flûtistes, qui se jouent des plus périlleuses arabesques (…). Somptuosité des pièces de clavecin joliment déclamées par l’excellente Michèle DEVERITE.
Philippe CANTOR et Josep CABRE apportent à ce programme mirifique toute la grâce et la chaleur de leur interprétation. Nul ne résistera au charme de leurs interventions pas plus qu’à la frénésie des irrésistibles chaconnes… »
Répertoire, Fév. 90

( …) Les pièces à deux dessus et basse continue, remarquablement interprétées par les flûtistes Jean-Pierre NICOLAS et Pierre HAMON, qui soulèvent l’enthousiasme (…).
Le Monde de la Musique, Mars 90

Ascanio MAIONE – Capricci Napoletani

par Michèle Dévérité 

« Ces capricii Napoletani regroupant Toccate, partite et canzoni trouvent une incarnation à leur mesure gràce à un jeu précis (belle démonstration dans la grave ouverture de la toccata quinta) et ferme (telle la partita sopra rogiere), doublée d’une articulation vive, aussi tranchante que souple dès la toccata prima, et d’un sens très sûr de l’ornementation. D’évidence passionnée par ces pièces dont elle maîtrise le discours, Michèle Dévérité joue de cette complexité et la démonte avec une clarté très pédagogue : ruptures rythmiques, enchaînements de dissonnances, multiplication d’effets théatraux, l’interprète aborde les méandres de cette écriture avec une aisance qui dote sa lecture d’une grande limpidité. Les libres capricii de Maione retrouvent ici toutes leurs couleurs : mosaïque d’émotions entre enjouement virtuose (toccata prima), mélancolie (très belle toccata quarta) et vivacité (telles les partite) »
Classica répertoire (Septembre 2005)

« Michèle DÉVÉRITÉ cultive depuis longtemps une intimité troublante avec ce répertoire. Elle possède le type de phrasé, l’énergie nécessaire à une volubilité expressive, une autorité tranquille dont chaque enregistrement apporte confirmation. Souveraine dans l’art difficile des contrastes, elle est soutenue en ce sens par la captation très fine du timbre des deux clavecins. Une réussite remarquable, qui vient couronner cette série consacrée à l’école napolitaine ».
A propos de MAIONE : « Un vent de liberté tout à fait remarquable souffle à travers ces compositions.
Diapason (Octobre 2005)
DIAPASON DÉCOUVERTE

Giovanni Maria TRABACI Organo Napoletano

Pièces pour clavier extraites des 1er et 2e livres Orgue (Arn 68584)
par Michèle Dévérité

Voilà Giovanni Maria Trabaci remis au goût du jour ! Pourtant la musique de ce maître de la chapelle royale de Naples ne fit pas l’unanimité à son époque, sans doute à cause de son originalité, de son anticonformisme et du tempérament de feu qu’elle montre. L’audace et l’inventivité dont Trabaci fait preuve dans son écriture le distinguèrent de ses contemporains, jusqu’à le faire écarter de la célèbre liste des « plus excellents musiciens de Naples » rédigée par le théoricien Scipione Cerreto…

Trabaci aurait donc pu rester dans l’ombre sans l’initiative d’interprètes comme Michèle Dévérité – qui poursuit son anthologie de la musique italienne (napolitaine plus particulièrement) pour clavier du XVI° siècle signant là un deuxième disque consacré à ce créateur. (Le 1er date de 2002)..

Si Michèle Dévérité avait fait précédemment usage du clavecin, elle a ici choisi de se confier uniquement à un orgue, reflet de l’activité instrumentale de Trabaci. Dans un programme qui alterne des pièces du 1er et du 2° Livre, elle affirme un jeu d’une concision formelle exemplaire, dans un style éloquent qui exploite au maximum les magnifiques couleurs de l’orgue historique Carlo Russo. Dans cette lecture concentrée au possible, l’équilibre structurel rencontre l’inspiration du verbe, déclinant tantôt la splendeur des denses polyphonies, tantôt la fragile pureté d’une mélodie. Simplicité, maturité, limpidité, voici les maîtres mots de ce regard porté sur les oeuvres. Il s’agit donc d’une magnifique vision, même si d’aucuns la trouveront peut-être un rien trop intimiste. Vision bien difficile à égaler, en tout cas !
(9 de) Repertoire Avril 2003

Giovanni Maria TRABACI
Clavicembalo Napoletano Primo Libro Clavecin

(Arn 68538)
par Michèle Dévérité

« les deux instruments sonnent avec superbe, grâce au jeu aussi sûr que lisible de l’artiste. Les hardiesses harmoniques, la richesse polyphonique, les changements de rythme, (la pulsation animée des gaillardes) et de mesure (partite), les contrastes (toccatas), la fougue de la musique de Trabaci se révèlent au grand jour.
(4) Le Monde de la musique, juin 2002

« Michèle Dévérité nous offre ces pièces dans une exécution exemplaire : virtuose dans la brillante toccata seconda, elle est tout aussi habile lorsque le ton du discours s’attendrit (…) toutes ces découvertes sont donc singulièrement intéressantes et ne manqueront pas d’enchanter amateurs de clavecin comme de musique italienne ».
(5 de ) Classica, mai 2002

« Si Michèle Dévérité apparaît comme une spécialiste du répertoire du seicento, et particulièrement de l’école napolitaine, c’est sans doute par une extraordinaire aptitude à dégager l’expression à travers le cadre obligé des formes. Très attentive à la structure savante de ces toccatas, canzone et partite, elle souligne finement les rapports parfois étroits qui les unissent à la musique vocale, et trouve la liberté déclamatoire qui fait tout leur sel. Si elle sait lâcher occasionnellement la bride à quelques diminutions supplémentaires (gaillarda prima), c’est dans le sens d’un renforcement de la structure harmonique, d’une tension rythmique maniériste qui trouve sa correspondance dans les exagérations chromatiques des peintres du temps. Saisissante dans le madrigal io mi son giovinetto, cette liberté des contrastes trouve un aboutissement remarquable dans les partite sopra Ruggiero »
Diapason, mai 2002 (5 diapasons)

« Michèle Dévérité s’impose par ses qualités expressives, par la sonorité compacte et très pensée de son toucher »
Répertoire , septembre 2002

Giovanni DE MACQUE – Napoli Barocco 

(Arn 68476)
par Michèle Dévérité

« Michèle Dévérité fait montre d’autant de fraîcheur que de maîtrise. Dans les pièces libres, elle sait ménager une spontanéité rhétorique bienvenue dans ce répertoire sans risquer l’effet facile, l’agitation ou le narcissisme du beau jeu. Elle sait aussi communiquer une gourmandise sonore en se gardant de tout bavardage et porter les danses avec autant de vivacité que de souplesse. Les sections imitatives sont conduites d’une main de maître et les Canzone francese teintées d’une mélancolie très touchante.
Ce clavecin parle avec un mélange d’onctuosité (quelle variété dans les arpègements et dans l’ornementation!) et d’ardeur qui évoque souvent la langue italienne ».
5 Diapasons (octobre 2000)

« … récital fulgurant et magistral. Michèle Dévérité chemine avec une totale aisance dans les toccate virtuoses ou les canzone et correnti bondissantes des deux clavecinistes napolitains »
« Michèle Dévérité franchit les précipices les plus abrupts et solutionne les impasses les plus récalcitrantes avec ce qui ressemble à une diabolique facilité »
Recommandé par Classica (septembre 2000)

« L’interprétaion donne vie à une musique souvent éclipsée par celle de Frescobaldi. Là où maints clavecinistes pourraient assommer leur instrument pour traduire une certaine idée contemporaine de l’italianité, l’interprète préfère faire appel à une splendide palette de touchers servant directement l’inspiration et détaillant à merveille la structure de chaque pièce. La moindre danse est animée d’un souffle puissant et irrésistible, et les enchaînements harmoniques étonnants des Capriccios obéissent à une organisation très habile et savamment dosée. C’est de bout en bout passionnant, il y a là plus de vie, de fraîcheur et de talent que dans bien des répertoires sur-enregistrés de cette période »
10 de Répertoire (juillet-août 2000)

« La claveciniste laisse s’installer le silence dans les toccate et canzone pour imposer une vision sombre, introvertie, sur laquelle plane un souffle tragique. La lenteur des arpèges initiaux soutient cette dimension « hantée » du clavier napolitain et fait magnifiquement ressortir le jeu inouï des enharmonies. Panache et énergie sont les qualités des gaillardes et autres canzone, dans lesquelles on remarque une superbe maîtrise du « cantabile »
Le Monde de la musique

« Dévérité’s firm interpretative sense imposes real clarity on this often rhapsodic music. Her nimble fingers make light of numerous ornaments and passagework, while her flexible sense of rythm and ability to weight cadences gives the music an appealing improvisatory feel… »
Internationnal record review 09 01

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